mercredi 12 novembre 2008
Les thermes : vocabulaire latin.
thermae, arum, féminin pluriel : thermes, bains d'eau chaude.
balneae (ou balineae) , arum, f. pluriel : bains publics.
balneum (ou balineum), i, neutre : salle de bains d'un particulier - bain chaud - eau du bain.
apodyterium, ii, neutre : vestiaires des bains.
tepidarium, ii, neutre : salle où on prend des bains tièdes.
caldarium, ii, neutre : étuve, bains chauds
frigidarium, ii, neutre : piscine, dont l'eau n'est pas chauffée.
laconum (ou laconicum), i, neutre : étuve (chaleur sèche - équivalent du sauna).
sudatorium, ii, neutre : étuve (bain de vapeur - équivalent du hammam).
palaestra, ae, féminin : palestre (zone extérieure dédiée aux exercices physiques).
ceroma, ae, féminin (ou ceroma, atis, neutre) : onguent composé d'huile et de cire à l'usage des lutteurs.
strigilis, is, féminin : strigile, sorte de racloir pour enlever l'huile et nettoyer la peau après le bain ou l'effort.
hypocausis, is, féminin : foyer souterrain destiné à transmettre la chaleur aux différentes pièces de l'établissement.
hypocausterium (ou hypocaustum), ii, neutre : caveau souterrain où est installé le chauffage.
suspensura, ae, féminin : radier, sol suspendu du caldarium.
mercredi 22 octobre 2008
thermae antoninianae (les thermes de Caracalla)
Allez, on retourne à la piscine !
Suivez le guide pour un aperçu de la structure de ce grand ensemble, et quelques indications sur ses diverses composantes : http://www.unicaen.fr/services/cireve/rome/pdr_maquette.php?fichier=visite_thermes_caracalla
Ne manquez pas de cliquer sur le lien intitulé "aujourd'hui" pour contempler les ruines actuelles.
Cette page fait partie d'un site remarquable qui, organisé autour du commentaire d'une des premières maquettes réalisées de la Rome antique, propose des documents d'un grand intérêt : fiches illustrées sur les principaux monuments de la Ville, et surtout reconstitutions virtuelles, scientifiquement documentées, de certains d'entre eux.
Faites donc votre choix parmi les visites proposées, et promenez-vous à votre guise (ou presque) dans la Rome d'il y a deux mille ans !
Caracalla : empereur romain, début du IIIe siècle.
buste de Caracalla enfant
buste de Caracalla (musées capitolins. ROME)
Pour vous permettre de faire connaissance et de vous familiariser du mieux possible avec ce Caracalla, fameux pour ces thermes, dont il n'eut d'ailleurs pas l'idée, mais dont il présida effectivement l'inauguration, je vous renvoie à nouveau vers ce site remarquable où sont retracées avec verve, non sans un certain humour, les biographies d'absolument tous les personnages qui se hissèrent, ou que l'on hissa, jusqu'à ce rang auguste, ou qui, moins brillamment, furent simplement, parfois très brièvement, affublés de ce titre de Caesar Augustus :
N'hésitez pas à vous promener sur ce vaste espace dédié à l'histoire de l'Empire romain !
Laissez-vous aller à suivre quelques liens, vous y découvrirez de nombreux personnages, vous y trouverez une nourriture abondante pour assouvir votre appétit de savoir, vous y lirez le récit d'aventures grandioses, vous y verrez aussi combien la grandeur, le pouvoir et la gloire ont souvent les pieds sales, et se dressent parfois sur fond de noirceur, de cruauté et de crime.
vendredi 17 octobre 2008
les thermes de Caracalla (introduction)
Envie de faire une petite visite aux thermes de Caracalla ?
Voici l'occasion de faire un bref voyage, en majeure partie virtuel, dans le temps, une rapide excursion dans l'enceinte et les secrets de ce monument grandiose.
Il s'agit d'une video de trois minutes disponible sur youtube à l'adresse suivante :
http://fr.youtube.com/watch?v=_RlQSgqXJHc
(Il n'est malheureusement pas possible de l'intégrer directement au blog)
A SUIVRE prochainement : de nombreux documents supplémentaires à propos des thermes, en guise de corrigé et de prolongement aux exposés réalisés en classe de 4e.
Voici l'occasion de faire un bref voyage, en majeure partie virtuel, dans le temps, une rapide excursion dans l'enceinte et les secrets de ce monument grandiose.
Il s'agit d'une video de trois minutes disponible sur youtube à l'adresse suivante :
http://fr.youtube.com/watch?v=_RlQSgqXJHc
(Il n'est malheureusement pas possible de l'intégrer directement au blog)
A SUIVRE prochainement : de nombreux documents supplémentaires à propos des thermes, en guise de corrigé et de prolongement aux exposés réalisés en classe de 4e.
vendredi 10 octobre 2008
la mort de Socrate
Quelques années plus tard, en 1787, le même peintre, Jacques Louis Davis réalisa, cette Mort de Socrate. Le philosophe grec montre pour sa part de la main gauche le ciel, c'est à dire l'univers immatériel des Idées qui est au principe de sa pensée, et de l'autre main il accepte la coupe de ciguë, le poison qu'il est condamné à boire. Là aussi ses amis et disciples l'accompagnent et reçoivent la leçon de son courage.
Cette scène est un autre des grands thèmes que les peintres ont souvent traité parmi les sujets historiques empruntés à l'Antiquité, genre noble s'il en fut.
Pour en finir avec la mort de Sénèque
Cet autre tableau a toujours pour sujet la mort de Sénèque. Il est l'oeuvre du peintre Jacques Louis David et date de 1773. C'est le tableau dont il est question dans le commentaire que vous avez peut-être lu sur educnet à propos de celui de Giordano.
On retrouve bien sûr les mêmes éléments de composition : le philosophe dénudé, entouré de ses disciples émus et attentifs à ses dernières paroles, le soldat romain, le médecin, et évidemment la mort, qui vient, matérialisée par la vasque de métal où repose le pied de Sénèque, et qui s'emplit du sang qui coule des veines de ses chevilles ouvertes. Enfin, son épouse Paulina, qui donne à la scène toute sa dimension humaine et tragique.
Vous pouvez remarquer que dans cette mise en scène par David des derniers instants du philosophe, l'accent est très nettement porté sur, justement, cette déchirante séparation de l'homme et de son épouse : le geste de la main qui dans les autres représentations semblait signifier l'importance de la leçon ultime donnée par le sage à son entourage, paraît ici davantage indiquer la souffrance du mari qui renonce à celle qu'il aime, Paulina : elle partage la vedette avec lui, au premier plan, non pas à ses côtés, mais de l'autre côté, puisque toute la tension picturale du tableau repose sur l'écartement qui les renvoie chacun de leur côté.
lundi 29 septembre 2008
la mort de Sénèque
Voici les reproductions, en couleurs, des oeuvres ayant pour sujet la mort de Sénèque :
Le premier tableau est une oeuvre de Luca Giordano, datée de 1684. On peut la voir au musée du Louvre.

Cette oeuvre fait l'objet d'un commentaire et d'une présentation détaillée sur le site de l'éducation nationale educnet. N'hésitez pas à vous y rendre, vous y lirez notamment le récit de cette mort immortalisée par l'historien romain Tacite : http://www.educnet.education.fr/louvre/mort/mortsen.htm
Le second tableau, portant le même titre, est dû à Joseph Noël Sylvestre (Huile sur toile - 257 x 215 Musée des beaux-arts de Béziers )
Cet artiste natif de Béziers compte parmi ceux que l'on nomme par dérision les peintres pompiers à la fin du XIXe siècle. Il s'agit d'une peinture académique, grandiloquente et souvent prétentieuse, ne serait-ce, bien souvent, que par la démesure des formats utilisés. Ici vous pouvez noter la théâtralité excessive de la scène résultant des grands gestes que font les personnages, des émotions violentes qui se lisent sur les traits déformés des disciples du philosophe. Sénèque y paraît d'ailleurs comme une figure de Christ sur la croix.
En bas à gauche, un secrétaire, sur un parchemin, prend note des dernières volontés du condamné.
En haut à droite un visage de soldat romain rappelle les circonstances : l'arrêt de mort décidé par Néron.
A l'arrière-plan, déjà agonisante, l'épouse de Sénèque, qui a choisi de subir le même sort que son mari.
Le premier tableau est une oeuvre de Luca Giordano, datée de 1684. On peut la voir au musée du Louvre.
Cette oeuvre fait l'objet d'un commentaire et d'une présentation détaillée sur le site de l'éducation nationale educnet. N'hésitez pas à vous y rendre, vous y lirez notamment le récit de cette mort immortalisée par l'historien romain Tacite : http://www.educnet.education.fr/louvre/mort/mortsen.htm
Le second tableau, portant le même titre, est dû à Joseph Noël Sylvestre (Huile sur toile - 257 x 215 Musée des beaux-arts de Béziers )
Cet artiste natif de Béziers compte parmi ceux que l'on nomme par dérision les peintres pompiers à la fin du XIXe siècle. Il s'agit d'une peinture académique, grandiloquente et souvent prétentieuse, ne serait-ce, bien souvent, que par la démesure des formats utilisés. Ici vous pouvez noter la théâtralité excessive de la scène résultant des grands gestes que font les personnages, des émotions violentes qui se lisent sur les traits déformés des disciples du philosophe. Sénèque y paraît d'ailleurs comme une figure de Christ sur la croix.
En bas à gauche, un secrétaire, sur un parchemin, prend note des dernières volontés du condamné.
En haut à droite un visage de soldat romain rappelle les circonstances : l'arrêt de mort décidé par Néron.
A l'arrière-plan, déjà agonisante, l'épouse de Sénèque, qui a choisi de subir le même sort que son mari.
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